- ORALEMENT, sans écriture, sasns livres, sans diplômes,
- une langue que leur lignée avait conservée en bon état, durant plus de 8 siècles, à tel point que CAYROU et PERBOSC ont pu encore en faire bon usage.
- Une langue vivante, dont je me suis servi, tout naturellement, pendant plus de 35 ans, et dont je me sers encore, tout naturellement, avec des compagnons de mon âge et de mon terroir, qui la parlent encore, telle quelle, tout naturellement.
J'ai eu beaucoup de chance de tomber dans la marmite en naissant, car mon bilinguisme d'origine (j'ai commencé à apprendre le Français entre 4 et 5 ans) m'a été extrêmement utile pour connaître d'autres langues pour mon activité - quand même tournée vers la technique et l'industrie . Je n'ai jamais eu besoin d'interprète.
Nous avons eu à Bordeaux une semaine de colloques avec l'OCCITAN pour objet. Certains passant leur temps à "plumer les mouches" qui s'accumulent sur une langue presque morte, mais d'autres se montrent très vivants et réveillent des espoirs. La TABLE RONDE "L'ORALITE" m'a réveillé, excité, même.
Nous ne sommes plus que quelques uns, une espèce en voie de disparition très prochaine. Il existe encore des sons, des mots, des termes, des expressions qui composaient la langue d'avant 1950, que l'on ne pourra pas réinventer, car l'oreille, les sons, l'accent s'acquièrent dès les premières années de l'existence.
Beaucoup de tout cela a déjà été noté, soigneusement enregistré, mais j'ai vu qu'il était possible d'obtenir sur Internet l'écriture et le son en même temps, et même de présenter ces enregistrements en parallèle.
Ceci ne faciliterait-il pas la recherche de tout ce qui nous réunit au lieu de commencer par mettre l'accent sur les particularités propres à chaque terroir et qui nous divisent ?
Je reste convaincu qu'il y a encore quelque chose à faire, mais si nous continuons de manifester en 7 ou 8 groupes de langues concurrentes, on ne nous prendra toujours pas très au sérieux.
René CASTEL 25.11.2005
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